Vendredi dernier, les Conseillers régionaux étaient réunis en Session pour étudier, entre autre, le Débat d’Orientations Budgétaires (DOB) qui se situait entre l’incantation et la formulation de bonnes intentions.
Notre Président de Groupe, Christophe Coulon, est intervenu pour dénoncer un document d’orientations budgétaires à peine plus consistant que le programme économique du Front National, présenté par une majorité socialiste qui a délayé, de-ci-de-là, de bonnes intentions sans aucun chiffre ni engagement financier précis.
Il est pourtant essentiel d’évoquer l’avenir lorsque l’on présente un DOB et, au-delà de l’incantation, les socialistes omettent les éléments prospectifs sur les dépenses estimées de fonctionnement, sur l’évolution prévisionnelle de l’en-cours de la dette et sur la programmation pluriannuelle d’investissement.
Le peu de chiffres proposés faisait notamment état du passé : la période faste du « tiroir-caisse qui tourne à plein » : 2005-2010, cet intervalle au cours de laquelle, en moyenne annuelle, les charges de fonctionnement ont augmenté de 12% et l’épargne brute, l’autofinancement, divisé par deux alors que les effets de la réforme de la taxe professionnelle ne jouaient pas à plein « leur rôle d’asphyxie des collectivités » comme les socialistes se plaisent à le répéter si souvent.
Mais nous le savons tous : ce sont les décisions budgétaires des socialistes qui ont durement, et durablement, impactées les capacités d’intervention de notre Région.
Car tous ces chiffres, auxquels nous pouvons ajouter le rythme de croissance de la dette : + 15 % d’ici fin 2011, contrastent avec l’exercice d’autosatisfaction de la majorité socialiste mettant sous le feu des projecteurs les 335€ de dépenses de fonctionnement par habitant.
Ils omettent de préciser que ce n’est pas parce que l’on dépense beaucoup que l’on dépense à bon escient !
Enfin, notre Groupe a souligné que les 0,1 % de perte de recettes de la Région sont sans commune mesure avec la baisse de 35 % des recettes de l’Etat sous l’effet de la crise. La Picardie perçoit à ce titre plus de dotations et de subventions que la moyenne des Régions ! Notamment pour la DGF : 114€ par habitant en Picardie au BP2011 contre 89€ en moyenne nationale soit 28 % en plus, cela est considérable.
Outre l’ensemble ce DOB et la multitude de rapports qui étaient soumis à notre vote, un sujet, qui me tient particulièrement à cœur, a retenu toute mon attention. Il s’agit des subventions attribuées aux clubs sportifs picards qui vont toujours en décroissants.
L’an passé, les socialistes n’avaient pas hésité à couper de manière scandaleuse, de 30 à 40 %, les aides attribuées aux clubs sportifs régionaux, ce que notre Groupe avait vivement dénoncé tant celles-ci compromettaient l’avenir du sport picard.
A l’approche des échéances nationales, la majorité socialiste n’a pas osé réitérer des baisses similaires mais nous constatons tout de même que certains sports, comme le football, tirent leur épingle du jeu, quand d’autres, comme le Volley-ball à Beauvais, voit, en l’espace de deux ans, leur subvention divisée par deux. Il en va de même pour les nageurs de Senlis dont l’aide financière chute de 47 %.
L’examen du Budget Primitif 2012, et notamment son volet sportif, va se muer, pour tous les sportifs picards, en véritable enjeu de survie. Les décisions des socialistes sont en effet de nature à mettre en péril les structures sportives les plus solides de notre territoire. Le Groupe « Envie de Picardie » sera vigilant et n’hésitera pas à dénoncer un éventuel manque d’équité dans les choix présentées par les socialistes.
Vous pouvez retrouver l’article paru dans le Parisien sur ce sujet en cliquant ICI
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